AQUACOLE DU SOUSS-MASSA: 23 PROJETS RETENUS PAR L’ANDA

AQUACOLE DU SOUSS-MASSA: 23 PROJETS RETENUS PAR L’ANDA

Ces 23 projets, qui se traduiront par la création de 60 unités de production pour un investissement de 400 MDH, envisagent l’exploitation de 900 ha et la réalisation de 62.000 tonnes/an de coquillages et d’algues marines.

Les résultats de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) du plan aquacole de la région Souss-Massa, lancé en décembre 2017, ont été dévoilés, vendredi dernier, à Agadir, par l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA) dans le cadre d’une conférence de presse en présence de Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, en plus de Mbarka Bouaida, secrétaire d’État chargée de la pêche maritime. Au total, «23 projets ont été retenus pour marquer le coup d’envoi du développement de l’aquaculture dans la région Souss-Massa qui dispose d’un potentiel global de l’ordre de 258 unités de production», a annoncé Majida Maârouf, directrice générale de l’ANDA.

Il va sans dire que ces projets qui mobiliseront 60 unités de production pour un investissement prévisionnel d’environ 400 MDH, envisagent l’exploitation de 900 ha et la réalisation d’environ 62.000 tonnes/an de coquillages et d’algues marines ; soit 78% des prévisions du plan aquacole de la région Souss-Massa estimées à 80.000 tonnes/an et 65% de l’offre de l’AMI. Ces nouveaux projets contribueront à la création de 620 emplois directs dans la région qui dispose d’une offre d’investissement s’étendant sur une superficie de 1.380 ha représentant 92 unités de production dont 69 unités de conchyliculture et 23 d’algoculture, objet de l’appel à manifestation. Les autres espaces qui ne sont pas encore lancés dépendront selon l’ANDA du développement de l’infrastructure dans ces zones. Dans le détail, la typologique des projets retenus concerne essentiellement 14 projets de petites tailles, avec une superficie moyenne de 13 hectares alors que le reste est constitué de projets de moyenne échelle qui sont de l’ordre de 6 projets dont la superficie varie entre 30 et 75 ha et trois projets de grande taille avec une superficie frôlant 75 ha.

            

En matière d’emplacement, plus de la moitié de ces projets retenus sont situés au nord d’Agadir en raison de la proximité du port. C’est la zone de Tifnit-Sidi Rbat qui concentre le plus grand nombre de projets. Elle est suivie par les zones d’Imsouane-Tamri (7 projets) et Tiguert-Imi Ouadar (5 projets). Parmi les 23 sélectionnés, 3 sont portés par 11 jeunes entrepreneurs. D’autres opportunités sont également réservées aux coopératives locales de pêche artisanale intéressées par l’aquaculture comme relais de croissance. Des espaces ont été réservés à cette catégorie qui n’est pas soumise à la concurrence des entreprises et fera aussi l’objet d’un programme d’encadrement et d’accompagnement technique pour la concrétisation de ses projets aquacoles. Pour la couverture contre les multirisques en aquaculture, Aziz Akhannouch a rassuré les investisseurs. «La Mamda a déjà fourni un produit au nord qui a donné des résultats probants pour les entreprises aquacoles puisque leur production est passée de 180.000 à 300.000 tonnes», indique-t-il.

S’agissant des incitations spécifiques, les institutions bancaires sont très intéressées selon l’ANDA par ce secteur qui enregistre et enregistrera 33% au niveau mondial selon la FAO entre 2010 et 2021. «L’ANDA a ouvert la voie aux investisseurs et aujourd’hui, il y a une prédisposition de certains établissements financiers pour accompagner ce secteur aquacole dans le cadre de la relation investisseur-banque», ajoute Majida Maârouf.

Par ailleurs, le travail accompli ces dernières années pour délimiter les 5 plans d’aménagement aquacole sur tout le territoire marocain, a démontré un potentiel de 380.000 tonnes à court terme. «Les plans aquacoles ont été réalisés justement pour minimiser les contaminations et les risques environnementaux. Cette activité a besoin d’un environnement durable pour se développer alors que la culture d’algues marines et de coquillages qui seront installés dans la région du Souss-Massa sont des filières amies de l’environnement», précise d’emblée Majida Maârouf. Jusqu’à présent, l’ANDA a travaillé sur 5 plans d’aménagement dont 3 sont achevés et 2 sont en cours d’élaboration. Actuellement, d’autres plans sont en cours d’études, notamment la région de Casa-Settat, Marrakech-Safi et Laâyoune.

Journal Leseco: écrit par Yassine SABER Affichages : 507

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